HistoriqueHISTORIQUE

Le pôle Ouest africain du développement industriel et logistique à forte valeur ajoutée.

Les origines du port de San PedroOrigine légale de la propriété

La création et l’attribution du domaine de SAN PEDRO se situent au début du XXème siècle. Ce domaine rectangulaire (90 Km sur 30 Km de côte) fut créé et attribué le 7 août 1890 à la « Compagnie Française de Kong » pour indemniser son fondateur Monsieur Arthur VERDIER, pour tout ce qu’il avait fait pour maintenir la présence française de Tabou à Assinie depuis 1870, en s’opposant notamment par tous les moyens à l’empiètement des Anglais installés en Gold Coast (actuel Ghana).

Cet octroi venait en outre mettre fin à un litige qui s’était élevé entre Monsieur VERDIER et l’Etat à propos d’une concession beaucoup plus importante qu’on lui avait précédemment accordée et que le Ministère a voulu annuler.

Ce double caractère, récompense de services rendus et origine transactionnelle, explique que l’Etat ait donné au propriétaire du domaine de San Pedro des droits exceptionnels comportant notamment la pleine propriété immédiate à titre définitif du sol et du sous-sol, sans cahier des charges, ni obligation de mise en valeur; domaine reconnu par la cour de la Haye, ayant droit de battre monnaie, d’établir des droits de douane et de lever une armée.

Les dates historiques

Août 1910 : la Compagnie Française de Kong vendait le domaine de SAN PEDRO à « The Ivory Coast Corporation Limited » pour la somme de 80 000 livres sterling

En août 1910, la Compagnie Française de Kong vendait le domaine de SAN PEDRO à «  The Ivory Coast Corporation Limited » pour la somme de 80 000 livres sterling.

Mise en liquidation en février 1918, « The Ivory Coast Corporation Limited » se reconstituait sous le nom de « The new Ivory Coast Company Limited » qui prenait possession du domaine de SAN PEDRO au prix de 17 588 livres sterling.

La Compagnie des Scieries Africaines et la Banque de Paris et des Pays-Bas devenaient par la suite acquéreurs du domaine de SAN PEDRO en novembre 1920 pour la somme de 2 000 000 francs français; en avril 1921, la Compagnie des Scieries Africaines restait seule propriétaire.

Enfin, en décembre 1959, la Compagnie des Scieries Africaines cédait le domaine de SAN PEDRO à la République de Côte d’Ivoire pour la somme de 160 000 000 de francs CFA.

1911 : carte du domaine de San Pedro en 1911

En 1911 cette carte a été dressée pour la société anglaise Ivory Coast Corporation Ltd alors propriétaire du “Domaine de San Pedro”. Celui-ci fut ensuite acquis par la SCAF, société forestière qui le vendit cinquante années plus tard à l’Etat ivoirien.

12 août 1968 : pose de la première pierre des travaux du port

12 août 1968 : Pose de la première pierre des travaux du port par le Président AUGUSTE DENISE, MINISTRE D’ETAT en présence de :

  • Son Excellence Monsieur Alcide KACOU, Ministre des Travaux Publics et des Transports.
  • Son Excellence Monsieur KONAN BEDIE, Ministre délégué aux Finances.
  • Son Excellence Monsieur MOHAMED DIAWARA, Ministre délégué au Plan
1968 - 1971 : travaux de construction du Port
  • De 1968 à 1971 : Travaux de construction du Port par un consortium franco – allemand.
  • Mai 1971 : Mise en service officielle avec le navire « KORHOGO » de l’armement national SITRAM.

04 décembre 1972 : inauguration du Port

04 décembre 1972 : Inauguration du Port par Son Excellence Monsieur Félix HOUPHOUET BOIGNY, Président de la République de Côte d’Ivoire en présence de Son Excellence Monsieur DIORI HAMANI, Président de la République du Niger.

1969 à 1980 : Déploiement du projet ARSO

L’Autorité pour l’aménagement de la région du sud-ouest (ARSO) est un programme d’Aménagement du territoire et de développement régional réalisé de 1969 à 1980 au sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Il a été initialement conçu en tandem avec celui de l’aménagement de la Vallée du Bandama2 pour notamment accueillir le flux migratoire provoqué par la création du barrage de Kossou qui a inondé 150 villages engloutis et provoqué le déplacement de plus de 100 000 personnes.

Ce programme également connu sous le nom « Opération San Pedro » s’est articulé dans une large mesure sur le projet de construction du port de San Pedro. Ce port en eau profonde devait être non seulement capable de polariser le développement régional mais également de constituer une alternative efficace au port d’Abidjan pour les opérateurs économiques de Côte d’Ivoire et des pays voisins sans littoral.

RENFORCER LA VOCATION DU PORT DE SAN PEDRO COMME POLE DE DEVELOPPEMENT DE LA REGION OUEST DE LA COTE D’IVOIRE

Le développement de la ville d’Abidjan s’est fait autour de deux infrastructures majeures, à savoir le port d’Abidjan et le chemin de fer reliant la Côte d’Ivoire au Niger. Les Autorités politiques s’étaient engagées, à travers l’Opération San Pedro, à reproduire ce schéma pour le développement de l’Ouest de la Côte d’Ivoire.
L’arrêt de cette opération avec la dissolution anticipée de l’ARSO en 1980 n’a  pas permis d’atteindre cet objectif : le développement du port de San Pedro et de son hinterland s’est trouvé freiné depuis lors.
Il apparaît par conséquent clairement que la volonté politique est une exigence incontournable pour la relance et le développement des activités du port de San Pedro et de son arrière-pays. 
Cette volonté politique devra être affirmée sans équivoque, comme elle l’est aujourd’hui pour la reprise du projet de construction de la ville de Yamoussoukro.
Elle devra se refléter dans tous les documents de stratégies de développement au plan national et dans les programmes d’investissements publics. Elle devra se traduire par :

  • la réalisation d’investissements d’appel en infrastructures et en équipements ;
  • la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel approprié pour l’accroissement des investissements privés et le développement des partenariats public-privé (PPP) ;

En prenant en compte les potentialités économiques de l’arrière pays du port, le nouveau schéma de développement du port de San Pedro et de la région Ouest pourrait être bâti autour des grands projets structurants suivants :

  • l’exploitation des minerais de fer et de nickel de l’Ouest du pays, la construction d’un quai minéralier, la construction d’un chemin de fer;
  • la construction de l’Autoroute de l’Ouest ;
  • la construction d’une raffinerie, d’unités de stockage d’hydrocarbures et d’un terminal pétrolier;
  • l’exploitation des champs pétroliers au large de San Pedro ;
  • la réhabilitation et le développement du réseau routier reliant le port à son hinterland;
  • la transformation accrue du cacao par l’interdiction d’exporter les fèves à l’instar de la mesure prise pour le secteur du bois.

PSP : port du cacao
Une étude réalisée par le Bureau National d’Études Techniques et de Développement (BNETD) et l’École Nationale de la Statistique et d’Économie Appliquée (ENSEA), en novembre 2007, à la demande du Port Autonome de San Pedro, démontre que la transformation de 35 000 tonnes de fèves de cacao par une usine installée à San Pedro, génère une valeur ajoutée de 13 milliards FCFA.

La transformation de 500 000 tonnes supplémentaires de fèves de cacao génèrerait une valeur ajoutée de 190 milliards FCFA et plus de 3 000 emplois directs.
En 2006, sur une production nationale de fèves de cacao de 1 300 000 tonnes, la part réalisée par l’arrière-pays du port de San Pedro s’élève à 900 000 tonnes environ dont 600 000 tonnes par la seule région du Bas Sassandra, confirmant bien que la boucle du cacao s’est déplacée au Sud-Ouest.

Eu égard à ces données, la définition et la mise en œuvre d’une politique volontariste de transformation de fèves de cacao dans le Bas Sassandra apparaît éminemment stratégique. Une telle politique permettrait de générer davantage de valeur ajoutée non seulement dans la filière, mais également pour les autres activités qui y sont directement ou indirectement liées, tout en créant des milliers d’emplois nouveaux.

Malgré la volonté politique affichée après la dévaluation du franc CFA de 1994 d’atteindre un taux de transformation primaire de 50% de la production nationale de cacao à fin 2001, le taux de transformation se situe actuellement à 16,6% au plan national et à 20% pour la région du Bas Sassandra.

La politique préconisée devra intégrer des mesures d’accompagnement visant à rendre plus compétitives les usines de transformation.

1972

04 décembre 1972

Inauguration du port de San Pedro

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1971

Le port de San Pedro désormais exploitable

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1969

Création du projet ARSO

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1968

Démarrage des travaux de construction du port

12 août 1968

Pose de la première pierre des travaux du port

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